Alignement des bateaux. Appels des équipages. Dernier regard pour la direction. On vérifie que la palette est bien immergée. Je me redresse et observe les mouvements de ma nage. L'arbitre lève son drapeau. ATTENTION... PARTEZ!! Le départ aquitain puis 20 coups derrière. J'évacue mon stress en poussant sur mes jambes et en ne pensant qu'à ma ramerie. On s'est entrainées pour réussir,on peut y arriver. Les 250 mètres sont passés, on prend le train. Je l'entends souffler. Je continues de l'aider. Les 500 mètres approchent, une accélération progressive se fait sentir. Jambes, dos, bras, jambes, dos, bras... et on accèlère le replacement. On reprend l'allure, pour garantir la vitesse de coque( =D). La pointe du bateau a franchi la moitié du parcours. Mes jambes commencent à fléchir, quelques indications à ma coéquipière et on repart sans réfléchir. Les autres équipages doivent aussi être fatigués, on doit continuer. Dernier 500m, tout se joue dans le mental. On n'entend plus rien autour, le paysage devient flou et une seule chose nous préoccupe, finir en beauté la course. La cadence augmente peu à peu, on souffle de plus en plus fort et de plus en plus vite, j'ai mal partout mais je n'ai pas le droit à l'erreur. 250 mètres. Enlevage. BANZAÏÏÏÏ !! On donne tout ce qu'on peut. On s'arrache. On cri même parfois. Il ne faut pas lâcher. La récompense nous attend. Plus que 10 coups... Le son du bip résonne. J'ai soif et je ne sens plus rien. La course est terminée...
* Sa vous dirait, une course de nuit? J'aimerais tellement moi... =P